Liebster Award 2017 : un titre digne d’un homard, ou presque

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Not this one

Le Liebster Award est un concept d’un blogueur allemand. Ce projet a pour but de faire connaître son site et surtout de faire connaître à son tour plusieurs blogs. C’est composé en trois parties :

  1. Se présenter en onze points
  2. Répondre à onze questions posées par le blogueur qui nous a nominés
  3. Et enfin, sélectionner onze blogueurs à son tour et leur poser onze questions différentes.

Eh oui, un jeune blogueur tel que moi a été cité dans la liste des blogs recommandés de (mon excellent ami) Notions d’Histoire. Quelle fut ma surprise de me voir nommé, alors que mon blog est encore à son début. Tel un homard, je ne peux qu’en rougir, même s’il me reste encore beaucoup de progrès avant d’en être digne.

Je n’ai pas pour habitude de répondre aux chaînes, généralement. Je les fuis comme la peste, même si certaines partent d’une bonne intention. MAIS, voyant le moyen de partager la culture et de faire découvrir d’autres chaînes/blogs, je me suis permis de changer ma position.

Sur ce, commençons cet article particulier dès maintenant.

Description en 11 points :

  1. L’un des points qui me caractérisent le plus en tant que personne est l’optimisme, je pense. Comme tout le monde, j’ai eu des moments difficiles dans ma vie. Mais, j’ai toujours essayé de voir ce qui m’était possible de faire malgré ces passages douloureux, voire même de réfléchir à comment rendre les choses a priori impossibles, envisageables.
  2. Notamment, j’ai repris mes études sur le tard après un parcours plus que mouvementé. Fun fact, je n’ai d’ailleurs pas le bac. Et pourtant, me voilà en master de psychologie, avec deux licences différentes (je tiens à saluer particulièrement tous mes amis, ainsi que les anonymes qui changent/ont changé ou envisagent de changer de voie professionnelle, personnelle ou scolaire).
    À cette période de cadeau, je profite pour vous conseiller cet excellent ouvrage de Bertrand Bergier et Ginette Francequin. Ce livre m’a encouragé, et je le relis toujours avec bonheur.
  3. Bien que je fasse des études de psychologie, je ne suis pas spécialement doué pour les relations sociales. Cela vous semble peut-être antithétique, mais nous avons chacun nos petits défauts. N’est-ce pas ce qui nous rend humains ? Vous avez quatre heures.
  4. Bien que je sache (et ce, depuis ma Licence 2) le métier que je souhaite effectuer plus tard, je suis très curieux. Dans l’idéal, j’aimerais passer ma vie en partie sur le banc de la fac à découvrir de nouvelles choses et à approfondir mon savoir. Je suis d’ailleurs en train d’imaginer mes prochaines études après mon master et mon titre de psychologue en poche, c’est dire. Cela se voit même dans mon historique YouTube. Mis à part les musiques de mon répertoire ou les Let’s Play que j’aime regarder (comme ceux de Fildrong), je suis beaucoup de vulgarisateurs scientifiques.
  5. J’ai des difficultés pour synthétiser ma pensée. C’est sûrement visible facilement (bien que je fasse de mon mieux), mais je tenais quand même à le signaler. Et, paradoxalement, cette réponse est la plus concise.
  6. D’ailleurs, et c’est en lien avec le dernier point, j’ai fréquemment des problèmes de concentration. Cela va de l’incapacité à écrire, des classiques problèmes de compréhension écrite et ce, malgré plusieurs lectures (comme si les mots s’évaporaient dans ma tête), jusqu’à des blocages en compréhension orale (mais c’est plus rares).
  7. Enfin, certaines choses me perturbent particulièrement. Des livres mal organisés dans une bibliothèque, des chaises mal rangées, des tailles différentes d’ouvrage de la même édition (merci, Dunod, de changer aussi la taille du logo et/ou le sens d’écriture du titre sur la tranche, d’ailleurs), etc. Tous ces petits détails ont tendance à titiller mon sens de l’esthétique et, par la même occasion, ma concentration.
  8. Rétro-gameur à mes heures perdues (mon petit chouchou du moment ? Diablo II.), j’écoute souvent des OSTS de vieux jeux, comme Final Fantasy V, Seiken Densetsu 3, ou encore les musiques de combats de Pokemon. J’aime aussi porter des tee-shirts geek quand c’est possible, et ce, avec joie.
  9. J’ai plein de sujets d’articles en réserve et je les garde précieusement sur mon téléphone. Certains sont généraux, d’autres assez précis, voire particuliers. Mais, dans tous les cas, ce sont des sujets importants à mes yeux, non seulement pour comprendre la psychologie, mais aussi pour lutter contre les préjugés/prénotions et les croyances.
  10. Tel un Dracula des temps modernes, je suis un être de la nuit. Je cogite plus facilement une fois le soleil parti et la journée terminée. Mes différentes activités ainsi que mon métabolisme habituel me font déjà dormir tard, donc j’en ai plus ou moins pris la mauvaise habitude.
  11. Enfin, dernier point concernant cette présentation, j’ai toujours au moins deux livres différents dans mon sac. J’aime bien avoir la possibilité de changer d’ouvrage dans les transports (et c’est sans compter un livre différent sur la table de chevet, voire un ou deux autres entamés sur tablette). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n’est-ce pas ? #moncerveauestunbrouillon

Questions de Notions d’Histoire :

1) Pourquoi ce blog/cette chaîne ?

Tout comme je l’ai écrit dans mon tout premier article, cela faisait un moment déjà que l’idée de créer un site me trottait dans la tête. Si cela restait dans mon esprit, c’est pour trois raisons principales :

  • Premièrement, la psychologie est un univers si étendu que l’on entend souvent des choses absconses, imprécises ou invérifiables, par exemple. À cela s’ajoute l’image de la psychologie par le grand public, le message véhiculé par les professionnels, ainsi que la vastitude des angles possibles. Je peux vous certifier que cela ne manque pas (et ce, sans compter les médias). Le pire, à mon sens, est la mauvaise compréhension (a minima) des professionnels eux-mêmes de certains éléments. Entre le vocabulaire, les termes utilisés, les concepts théoriques dépassés, les idées reçues sans fondement … Il y a de quoi me faire tilter (d’ailleurs, mon tout premier article en est un exemple concret, tout comme mon dernier article sorti). Donc le premier point est d’abord de traiter des sujets importants en psychologie, tels que le code de déontologie, le non-jugement, l’accord libre et éclairé, etc.
  • Deuxièmement, certaines branches de la psychologie peuvent être rattachées à des pseudosciences, voire détachées complètement d’une démarche scientifique. Or, la psychologie est une science, à la base. Il est donc important de défendre ses valeurs. D’où le fait de bien faire la distinction entre vérifiable, vérifié (jusqu’à preuve du contraire, of course) et non scientifique (cf. mon article sur l’inconscient, par exemple).
  • Et troisièmement, c’est aussi pour déconstruire et vulgariser des concepts et études détournées/mal comprises en sciences de l’éducation. C’est plus rare, mais malheureusement, il arrive aussi que l’on utilise mal des informations (dans le langage courant ou dans les médias, notamment) à cause d’une mauvaise compréhension, d’un survolage trop rapide, voire carrément d’un détournement simple des informations tirées de ce groupe de science (sur le QI, le niveau de français, les méthodes pédagogiques, les neurosciences, etc.).

2) Pourquoi ce nom/pseudo ?

Le nom « pensées psycho-sceptiques » a été créé afin d’évoquer la psychologie, la démarche critique appliquée à toute science (via l’adjectif « sceptique ») ainsi que les différents concepts d’articles (à savoir psycho-pensées et psycho-sceptiques). Enfin, pouvant l’abréger en PPS, il est possible de faire un lien avec le Post-post-scriptum ce qui, je trouve, est drôle (oui, mon humour est particulier).

3) Un livre à recommander ?

Il est difficile de donner qu’une référence intéressante dans le domaine de la psychologie ou des sciences de l’éducation. Mis à part le livre conseillé au-dessus (qui est un livre de sociologie, d’ailleurs), je tiens toutefois à conseiller le livre « les surdoués ordinaires » de Nicolas Gauvrit.

Non seulement c’est un excellent livre de vulgarisation scientifique, mais l’auteur explique beaucoup de notions importantes (l’utilité des sources, la critique cruciale des résultats et des études, certaines difficultés expérimentales, ou encore l’utilité des études dans le domaine de la connaissance). Et surtout, ce livre permet de mieux cerner le vrai du faux concernant les personnes surdouées (ou HPI).

4) Une citation particulière évocatrice pour vous ?

Mise à part la phrase de Guillaume d’Ockham sur son magnifique rasoir théorique, je ne sais pas trop quelle citation pourrait être intéressante pour comprendre la démarche de mon blog ou celle de la science.

Donc, à défaut : « Pluralitas non est ponenda sine necessitate ». C’est à dire : « Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité ».
Cette phrase, qui peut paraître complexe de prime abord, permet d’expliquer un concept important dans la démarche scientifique (mais j’y reviendrai dans mon prochain article. Si vous êtes curieux ou impatients, cliquez sur la source).

5) Le meilleur moment que vous avez eu sur votre site/chaîne ?

Je pense que l’un des meilleurs moments de mon blog est le premier retour de deux amies sur l’un de mes articles, pendant une séance de révision avant des partiels. Je n’oublierai jamais les conseils et leurs motivations. Promis, si j’écris un livre un jour, vous aurez une dédicace dedans. Cœur sur vous, si vous lisez cet article.

6) un trait atypique de votre personne qui vous donne une plus-value ?

Heu … Next question ? Non, plus sérieusement, je n’en ai pas la moindre idée. Peut-être la connaissance de certains de mes défauts et des biais (perceptifs ou de raisonnement, notamment) des êtres humains en règle générale ? C’est une question excessivement complexe, surtout que nous sommes tous un peu atypiques, en quelque sorte.
Je suspends donc mon jugement : #époché.

7) Ce que vous trouvez le plus dur/ingrat dans le cadre de votre projet de site/chaîne ?

Hum … Comme ça, j’aurai tendance à dire l’écriture en tant que telle. Entre le fait que je débute, mes problèmes de concentration, ainsi que mon manque de temps, je pense qu’écrire est le plus dur pour le moment. À voir à l’avenir.

8) Comment vous voyez-vous sur le net dans quelques années ?

Très bonne question. J’imagine avec une chaîne YouTube, via des podcasts audio (pour compléter mes articles, notamment). J’aimerais m’exercer à des outils différents, pour développer de nouvelles compétences, toucher un autre public et développer mon sens de la pédagogie.

9) Si vous ne deviez recommander qu’une seule lecture, laquelle serait-ce ?

Qu’une seule lecture ? Impossible selon moi. J’ai déjà conseillé deux excellents livres et ce ne sont pas les seuls à être intéressants, loin de là. Je passe ma vie à découvrir de nouveaux livres et à apprendre de nouvelles choses. Recommander qu’un seul ouvrage serait trop réducteur, voire à l’encontre de l’envie de découverte et d’approfondissement que je souhaite faire passer dans mes articles.

Mais bon, jouons quand même le jeu. Si je devais conseiller un livre pour découvrir la vastitude des sciences et cerner leurs intérêts, je dirais « la science à contrepied » écrit par le collectif du café des sciences. C’est un excellent livre de vulgarisation, il y a différents supports utilisés pour illustrer les chapitres et de nombreux thèmes sont abordés dans cet ouvrage.

10) Quel est le lien entre votre site/chaîne et votre démarche professionnelle ?

Tout comme je l’ai signifié dans la réponse à la première question, le monde de la psychologie, des pathologies mentales, de la psychiatrie, ou encore des thérapies est complexe. Beaucoup d’éléments pris par le public (ou utilisés par certains professionnels) ne correspondent pas aux connaissances actuelles.

Bien évidemment, ces éléments (mal-compris, mal-utilisés, mal-interprétés ou obsolètes, pour décrire les plus courants) peuvent créer des problèmes dans la vie de tous les jours. Bien évidemment, ce n’est pas toujours le cas, et heureusement d’ailleurs.

En tant que futur psychologue, l’un de mes devoirs est de transmettre des informations qui peuvent éviter cela. Que ça soit pour déconstruire des fausses informations, pour vulgariser les connaissances actuelles, voire d’ouvrir le débat sur ce que l’on sait ou non sur quelque chose.
Enfin, en tant que personne proche du monde éducatif (au sens large), il me semble crucial de parler de ces sujets et de les vulgariser. Ou, a minima, de permettre d’avoir un regard critique et d’approfondir la réflexion sur des problèmes, des comportements ou des pathologies spécifiques.

Pour avoir connaissance d’un point de vue assez intéressant, bien qu’un peu différent du mien sur certains points, je vous recommande cette vidéo :

11) Café ou thé ? Pourquoi ?

Un thé noir, de préférence indien, avec 2 sucres et demi, infusé durant un temps plus ou moins indéfini, quitte à oublier le mug sur un coin de bureau et le boire froid. Pourquoi ? Car le thé, c’est la vie !

Plus sérieusement, tout simplement parce que j’ai horreur du café (excepté froid avec beaucoup de lait et du chocolat) et que j’aime le goût subtil du thé. Entre le côté sucré/fleuri, l’amertume légère du tanin et la couleur, c’est un plaisir simple, à la fois gustatif et visuel.

Je ne fais pas de la pub pour Lipton. Un bon thé noir n’a pas de marque.

Les 11 conseils:

  1. Notions d’Histoire : un site, une chaîne YouTube (et un Tipeee !) dans la vulgarisation de l’Histoire, et de la pensée critique. Très bon debunkeur par la même occasion, son contenu est de qualité, avec une dose d’humour à ne pas louper.
  2. La Menace Théoriste : site bien connu des sceptiques et des zététiciens. Ce blog, créé par AcerMendax (de la Tronche en Biais) vulgarise la démarche critique, débunke certains dossiers assez complexes et revient sur les lives organisés par la chaîne YouTube (à noter qu’il existe aussi un Tipeee pour la chaîne YouTube et un HelloAsso pour soutenir leur association : l’ASTEC).
  3. La Théière Cosmique : site aussi bien connu des sceptiques, ces sujets tournent principalement autour du débunkage, mais aussi de la vulgarisation scientifique au sens large, ainsi que du partage d’articles anglophones traduits par leurs soins.
  4. Ramus Méninges : site de Franck Ramus de vulgarisation sur la psychologie, la psychiatrie et le debunkage. Ses analyses sont très pertinentes bien qu’assez piquantes. À lire et à relire.
  5. Raison et psychologie : site de Nicolas Gauvrit de vulgarisation de psychologie. Ses articles, bien que très intéressants apparaissent de façon sporadiques, mais valent largement le temps d’attente.
  6. Chroniques zététiques : blog tenu par Crayon Gras. Donnant son avis ou debunkant des informations, ses analyses sont souvent très intéressantes et complètes (notamment, je vous conseille les lectures de son témoignage dans cet article, ainsi que de son analyse de Luc Montagnier)
  7. [Lab] map : site très intéressant traitant de sujets très variés autour de la science, les lectures sont captivantes et toujours riches en connaissances. En tant que futur psychologue et amoureux de l’enseignement, je vous conseille notamment la lecture de ce témoignage touchant de la vulgarisation dans le domaine carcéral. De quoi nous faire réfléchir, c’est certain.
  8. Le blog de Florence Porcel : vulgarisatrice sur deux chaînes YouTube (Florence Porcel et String Theory), elle tient un blog dans lequel elle nous parle de son actualité et d’autres sujets bien sympathiques sur les sciences de l’espace (allez la soutenir aussi sur Tipeee par la même occasion).
    Si vous n’avez pas le moral ou si vous voulez voyager, je vous conseille aussi ses deux conférences TedX ( » Allez sur Mars, même si ça ne se fait pas » et « explorer Mars pour s’émerveiller et s’émouvoir »)
  9. Le site de l’AFIS : l’Association Française de l’Information Scientifique vulgarise et débunke très régulièrement des sujets très complexes. Les articles sont assez faciles à lire, sourcés et il existe des magazines que l’on peut acheter pour les soutenir et valoriser leur travail.
  10. Le pharmachien : site québécois de vulgarisation et de debunkage sous forme de BD humoristique, il vous sera bien utile pour mieux comprendre les différences dans le domaine de la santé et des médicaments.
  11. Et enfin … Cygnification (lien de sa chaîne YouTube ici). Vulgarisateur et debunkeur sur la psychologie et le langage (corporel, surtout), son travail mérite d’être particulièrement salué. En espérant qu’il reprenne un jour la voie de la vulgarisation.
    (petit édit. J’ai supprimé le lien de son site, car il n’existe plus)

Les 11 questions :

Exercice évidemment non obligatoire, si certaines personnes citées dans ma liste décident de faire cet exercice, voici les 11 questions que je vous propose :

  1. Pourquoi ce blog ?
  2. Avez-vous un objectif spécifique que vous voulez particulièrement défendre ?
  3. Un livre qui vous a profondément marqué ?
  4. Le meilleur moment que vous avez eu sur votre site ?
  5. A contrario, le pire moment sur votre site ?
  6. Comment voyez-vous sur le net dans quelques années ?
  7. Quel est l’article dont vous êtes le plus fier ?
  8. Avec du recul, comment relisez-vous votre premier article ?
  9. Avez-vous une vidéo/musique/livre que vous relisez pour vous remonter le moral ?
  10. Quel est le lien entre votre site et votre démarche professionnelle ?
  11. Quelle est la personne qui vous a le plus inspiré à créer votre site ?

Psycho-pensée #1 : TDA/H, polémique et expertise

Alors que je travaillais tranquillement sur le prochain article, une polémique est arrivée et, vu le sujet, je me sens obligé d’en parler.

Quel en est le sujet, me direz-vous ? Les TDA/H. Plus exactement, la scientificité de ce trouble. Vaste sujet, mais, est-ce vraiment nécessaire de faire une polémique dessus ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Pour cela, j’ai décidé de traiter la dernière source dessus. Elle me semble idéale, non seulement pour aborder ce sujet complexe, mais aussi certains autres, comme nous le verrons ensemble.

La forme de cet article sera un peu particulière, car mon objectif est d’analyser et d’expliquer le maximum d’éléments sur le sujet. Entre chaque grosse partie, une illustration permettra de faire un résumé. Elles ne sont donc pas obligatoires pour la lecture propre, mais peuvent servir de points de repères ou de synthèse pour les passages un peu denses.

Sur ce, commençons.

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Une mise au point s’impose

Contexte

Cette polémique est ressurgie suite à un article du Huffington Post, écrit par deux psychanalystes, respectivement ancien chercheur et actuelle chercheuse à l’Université Paris VII (qui est particulièrement psychanalytique, comme on peut le voir ici).

Décortiquons ensemble le contenu de cette dernière source, ainsi que ces arguments.

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Psycho-sceptique #3 : psychanalyse, inconscient et pseudoscience

Article en cours de réécriture, une prochaine version sortira dans un avenir plus ou moins proche

Ah, la psychanalyse, sujet bien vaste … Ce troisième article a été compliqué à écrire (ce qui explique entre autres le délai). Il est difficile de parler de cela sans recevoir les foudres de certaines personnes, ou sans créer des problèmes de compréhension générale … Et vu que je vais forcément avoir certains retours assez désobligeants, il est bon de préciser des choses TRÈS importantes.

Premièrement, je ne parle que de la démarche première de la psychanalyse, et non pas de ses partisans. Je ne m’en prends donc pas (et je ne cherche pas non plus, d’ailleurs à m’en prendre) aux psychanalystes. Deuxièmement, je ne cherche pas non plus à ridiculiser les personnes qui vont voir un psychanalyste. Non seulement cela serait contraire à l’éthique des psychologues (cf. article 4 et 30 du code de déontologie des psychologues), mais en plus, cela ne répondrait pas à la question, à savoir « est-ce que la psychanalyse est une science ? ». Et enfin, je ne fais que partager mon point de vue au regard d’éléments scientifiques. Donc si vous avez des éléments scientifiques autres que les miens, n’hésitez pas à les poster (attention, j’ai bien dit scientifiques trois fois).

Ancient Aliens -  PSYCHOANALYSIS
Une entité à part entière

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Psycho-sceptique #2 : les psys, la psychologie, vocabulaire

S’il y a bien un métier particulièrement mal compris, c’est, à mon sens, celui de psychologue. Qualifié de facile par certains « tu ne fais qu’écouter les autres », simplifié par d’autres « tu t’occupes des fous, c’est ça ? », voire idéalisé au rang de « sauveurs », on nous confond souvent avec psychiatres, psychanalystes et psychothérapeutes. Un petit point s’impose donc.

Pour répondre à certaines de vos interrogations, cet article sera scindé en deux parties. Après avoir parlé des différentes professions et des critères (ou non) de formation en France, je détaillerai un peu la psychologie.

J’avais failli oublier celui-là, merci internet

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Psycho-sceptique #1 : La science, le consentement et le reste

J’ai beaucoup hésité sur le thème qui illustrerait mon premier article. Réfléchis, écris des brouillons, mis des thèmes de côté … Je ne trouvais pas LE sujet avec suffisamment de matière et assez percutant. Mais cela a récemment changé.

Ce 19 novembre dernier, se déroulait la journée d’étude « commande, demande, consentement, questions déontologiques » organisée par la CNCDP (la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues). Cet événement, très intéressant et très riche dans son contenu et de ses intervenants, me laissa malheureusement un petit goût amer. Ce petit goût amer, alors même que les réunions étaient percutantes, bien amenées, poussaient à notre réflexion et tentaient de nous donner des clés de compréhension assez générales sur l’éthique des psychologues. Voire même, vers des problématiques futures liées aux bouleversements ou aux changements éventuels de la société.

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